Friday, November 19, 2021




CHAPITRE 2

LA CUISSON AU FOUR ET LES ALIMENTS FABRIQUÉ EN MANUFACTURE

LE PAIN
De nos jours, le pain d'une boulangerie casher est largement disponible partout; pourtant, certains He'hcherim nous informent simplement du fait que les ingrédients utilisés sont cashers. Ceci est problématique, en raison du fait qu'il faut penser à autres choses comme: la separation de Hallah, le blé 'Hadash ou Yashan.


1. Les Ingrédients cashers
2. La Hafrashat 'Hallah
3. Le Yashan


a. Les cinq principaux grains


Problèmes liés aux ingrédients cashers dans le pain

Cet aliment de base de la maison présente plusieurs problèmes casher, et le pain commercial nécessite une certification casher.

De nombreux types de pain sont fabriqués avec des huiles et des shortenings, qui nécessitent également une surveillance casher. Les ingrédients de base des mélanges de pâte et des conditionneurs de pâte spécialement préparés sont les shortenings et les diglycérides.

Dans les boulangeries, les casseroles et les auges dans lesquelles la pâte est placée pour lever et cuire sont enduites de graisse ou d'huiles de séparation, qui peuvent être non casher. Ces huiles n'apparaissent souvent pas sur l'étiquette.

Il peut également y avoir un problème avec d'autres produits non casher préparés et cuits sur le même équipement. Voici quelques-unes des raisons pour lesquelles le pain nécessite une surveillance casher.

Il y a un interdit de Rabbanane de ne pas produire du pain avec des ingrédients laitiers. Comme le pain est fréquemment mangé à tous les repas, les rabbins craignaient que l'on puisse par inadvertance manger du pain au lait avec un repas de viande. Il y a deux exceptions: si le pain est cuit dans une forme ou un design inhabituel indiquant qu'il s'agit de produits laitiers, ou si le pain est si petit qu'il serait consommé en un seul repas.

La Hafrashat 'Hallah

La loi juive exige qu'une partie de la pâte ou du produit de boulangerie fini soit mise de côté pour ce que l'on appelle la «'Hallah». Après la séparation, la 'Hallah est brûlée.

Ce rituel n'est obligatoire que (a) lorsque le propriétaire de la pâte au moment de sa préparation est juif et (b) la pâte est faite de farine de l'un des cinq grains suivants (connus sous le nom des cinq espèces principales): blé, avoine, seigle, épeautre et orge. De plus, il n'est pas nécessaire de séparer la 'Hallah si la pâte contient moins de 2,5 livres de farine. Si la pâte contient au moins 5 livres de farine, une bénédiction est récitée avant de séparer la 'Hallah.

LA LOIS DE 'HADASH (NOUVEAU) ET YASHAN (VIEUX)

Alors que toutes les autorités conviennent que les lois de 'Hadash s'appliquent toujours aux céréales cultivées en Israël, il y a beaucoup de discussions sur la question de savoir si l'on peut manger du chadash de céréales cultivées dans la diaspora. Historiquement, il était très difficile pour la communauté juive européenne d'éviter de manger du blé 'Hadash. Bien que le Vilna Gaon (Eliyahu ben Shlomo Zalman, 1720-1797) ait écrit très fermement contre la clémence dans cette affaire même en dehors d'Israël, la pratique parmi les Juifs ashkénazes a certainement été d'être clémente.

L'OU (Orthodox Union) n'applique pas le statut Yashan des produits sous sa supervision en dehors d'Israël, se basant sur la coutume courante. Néanmoins, l'UO aide, dans la mesure du possible, ceux qui souhaitent éviter le 'Hadash. L'OU travaille avec diverses minoteries pour surveiller les produits yoshon sur une base limitée.

Les lois de 'Hadash ne s'appliquent pas à d'autres céréales comme le riz, le maïs et le sarrasin.

CONSOMMER LE PAIN D'UNE BOULANGERIE NON-JUIVE

Là ou il est difficile de trouver du pain d'un boulanger juif, on peut consommer le pain d'un boulanger ordinaire, pourvu que l'on est certain des choses suivantes:

a) qu'il ne continent pas de gras animal, ni l'huile de poisson, ni des products laitiers sous aucune forme (du berre, du lait en poudre ou en liquide).

b) que les contenants à cuisson n'ont pas été graissés avec du gras trefah.

c) qu'aucun émulsifiant ou glaçage n'a été utilisé sur la croûte.

d) que le pain n'a pas été cuit dans des contenants utilisés pour la cuisson du pain ou pâtisserie non-cachère.

Dans bien de pays au monde, y compris chez nous ici en Amérique, les recettes standards pour la fabrication du pain incluent toujours les graisses animaliers. Au besoin il faudrait enlever une tranche épaisse d'environs 2 1/2 cm. incluant la croûte au dessus et en dessous avant de consommer le reste (Voir chapitre 18).

Dans une petite boulangerie il y a pratiquement un défis de taille à relever, qui est celui de s'assurer que tout les conditions de (a) à (d) sont prises en consideration. Il faut arriver à la conclusion que peu importe la surveillance, le pain préparé et cuit de manière commercial contient d'une façon ou une autre, un certain degré de graisse qui pourrait être Trefah. Les émulsifiants E471, par contre, sont produits et à base de l'huile vegetale hydrogéné, ainsi qu'avec du gras animal. L'additif E920 est produit à base de gras animal (souvent du porc). Nous ne sommes pas obligé de séparer la Hallah du pain produit par une boulangerie non-Juif.

Là ou il y a du pain des boulangeries juive, il est interdit de consommer du pain des boulangeries ordinaires. Excepté le cas ou le pain de la boulangerie non-juive est de qualité superieur et dans le cas d'une diète.

PAT AKOUM

Halakha interdit la consommation de "Pat Akoum" (pain d'un non-juif), ou du pain cuit par un non-juif dans sa propre maison. Même si tous les ingrédients et ustensiles étaient cashers, on ne peut pas manger du pain cuit par un non-juif dans ses locaux personnels. (Shoulkhan Aroukh, Yore Déah, Siman 112: 1-2)

Gâteaux et biscuits préparés par des non-juifs
La cuisson casher des patisserie; gateaux, et biscuits est régie par certaines règles. La loi juive interdit le melange du lait et la viande; il est interdit de les consommés dans le même repas. Par conséquent, les desserts cashers sont généralement préparés sans produits laitiers comme le fromage, le beurre à la crème et sans lait liquide ou en poudre. Pour les non-juifs, il est certainement difficile de s'imaginer ces gateries sans glaçage ou ces crémeux produits laitiers. Cependant les patisseries et gateaux de non-juifs sont interdit, étant donné qu'il est quasiment impossible de les trouver sans ses ingredients non-cashers. Ils sont interdit à moins que dans un cas très exceptionnel on est certain qu'ils ne contiennent aucun ingredient interdit, et qu'ils n'ont pas été cuits dans des contenants graissés avec le gras animal (Trefah), les même lois que celles du pain s'appliquent.

UNE BOULANGERIE JUIVE AVEC DES BOULANGERS NON-JUIFS

Si une boulangerie Juive emploie des boulangers non-juifs, le four doit-être allumer par un juif.


LA CUISSON AU FOUR CHEZ UN JUIF

Là ou un non-juif aide à cuisson dans une maison juive, il faut toujours s'arrenger pourqu'un juif allume le feu et même s'arrenger pourqu'il y ait quelqu'un juif aussi pour placer les produits (pain ou patisserie) au four sur le feu (Voir Chapitre 11).


DES PRODUITS PREPARÉS EN MANUFACTURE EN GENERAL

Quel es le problème? Le problème du Cacheroute concernant les produits alimentaires manufacturés n'est pas nouveau, déjà la Mishna se reférait à divers produits fabriqués par des non-juifs. La principale difficulté pour déterminer si un produit particulier est casher ou non, l'incertitude concernant ses ingrédients et la méthode de sa production. S'il contient de la graisse animale (Trefah) ou l'huile de poisson. Y a-t-il une question de Bishoul Nakhri - nourriture cuit par un non-juif (voir Chapitre 11)


Dan's le case de la nourriture en conserve, des fruits et legumes fraits ou surgélés, doit-on suspecter qu'ils contiennent des insectes? Une autres difficulté est le changement impredictible des recettes par le fabricant. Leur recherches sans relâche pour améliorer Leur produits qui mènent souvent à de nouvelles méthodes qui nécessitent l'usage d'ingrédients non-cachers. Les changements soudens de formule rendent invalident toutes les assurances de Cacheroute donné au paravant par le manafacturier. Par conséquent, les denrées alimentaires gérées par des frms non- juifs ou des firms juifs non-orthodoxes ne sont acceptées comme Cacher seulement si une autorité rabbinique est en communication constant avec les firmes en question, et que cette autorité soit capable de nous rassurer sur le statut Cacher de leurs produits


Alors, il y a des exceptions au sujet de certains aliments qui sont généralement acceptés comme cashers.


Toute préparation alimentaire contenant de la gélatine, le Rennet, de la poudre des'ossement, de la glycérine, du glycérol, du lait ou des produits dérivés du lait (ex. Lactose ou lactosérum) porte un logo Hêkher pour certifier qu'elle est bien cashère.


De nos jours, il est possible de fabriquer de la gélatine casher , du lactose et du lactosérum, mais à moins que ces produits contiennent un Hekhcher, ces ingrédients doivent être présumés trefah.


La loi sur l'étiquetage des aliments qui oblige le fabricant à déclarer tous les ingrédients de son produit n'est pas la solution au problème de Cacheroute pour l'homme profane, car (a) la connaissance de la loi est nécessaire pour savoir ce qui est nécessaire et ce qui ne doit pas être déclarée, et (b) des connaissances spécialisées sont nécessaires pour interpréter les noms et les numéros indiqués sur l'emballage.

Puisqu'aujourd'hui il y a tellement de produits facilement disponibles avec un Hekhsher, il faut s'efforcer de n'utiliser que ces produits, et ne pas se fier à l'ingrédient étiquétté. En plus de cela, il y a de nombreux additifs d'origine animale.


LA MARGARINE, DU CHOCOLAT, LA CONFISERIE ET DE LA GLACE (LA CRÈME GLACÉE) OU CRÈME PATISSIÈRE

La margarine non surveillée, même d'origine végétale, peut contenir des additifs d'origine animale. Tous les chocolats, confiseries et glaces contiennent du gras. Une garantie de Cacheroute approuvée par une autorité rabbinique est requise lorsque les produits en question sont réclamés pour leur statut Cacher. Cela s'applique également à la cuisson du chocolat et de tous les bonbons, surtout s'ils sont à base de gelée. Les chocolats et les bonbons peuvent contenir du lait, du lait en poudre ou du beurre. Les essences aromatisantes peuvent contenir de la glycérine, qui peut être un sous-produit de la graisse animale.

DES ÉCHANGES COMMERCIALS AVEC DES PRODUITS ALIMENTAIRES TREFAH

On ne peut pas faire des échanges commercials avec des produits alimentaires Trefah qui sont interdits par la Torah.

Ces échanges impliquent l'achat avec l'intention de la revendre ou donner en cadeau. Là ou nourriture sera servie à des clients non-juifs, par exemple dans un restaurant, hôtel ou une maison de retraite, une Cheilah (question) doit-être poser.