Friday, December 24, 2021


Chapitre 5, Loi 8 - Marcher sur les pas
L'imprission

Preparé PAr Aba-Eybo
aRTICLE SUR LES LOIS
Selon Le Ramabám 
Loi 8 - Capítre 5

DEDICADA A LA MEMORIA Y PARA MÉRITO DE:
Rabbí Moshe Ben Maimón
Sara - (כריסטינה מרים דה בלר),
Jeannette Agustin San Juan, Fortune Agustin,
Filomena Agustin de San Juan, Federmo San Juan, Mevoyan Aba Beler,
Claudio Alfredo Beler San Juan; (סוג'ונטו בן סופריו) ; ( אבא סופריו)
(כל הזקנים בדורותיהם, מצד אבי, ובצד אמי);
Y de tous les Anousim de la Maison d' Israel; Jean-Baptiste Alvares
ז'אן בטיסט אלבארס , רבי שלמה לוריא, מהרש״ל
Jean Baptiste Louis Agustin Rodrigué Alvares, Rav DovBer de Lubavitch
אורינו ז'אן בטיסט אלבארס;
Eli Ha’Kohen, Pinjás Ve’Ikavod Ha’Kohen. Abayé Ha’Kohen, El Rebbe de Lubavitch,
Menajem Mendel Shneerson Zt”L; Yehuda Ha’Chassid, 
e Israel Meir KaGan el Jafets Ha’Jaim.

Pour La Refouah Shelema de:
María Bat Esmeralda

LA POSTURA DEL ERUDITO

L'érudit de la Torah ne doit pas marcher avec une stature droite et la tête haute (litt., « gorge poussée ») car il est dit « [… car les filles de Sion sont hautaines] et elles marchent la gorge tendue et regardent (ou clignent de l'œil) » yeux" (Esaïe 3:16). Il ne devrait pas marcher [à petits pas délicats, en plaçant son] talon à côté du gros orteil [de son autre pied], avec désinvolture, comme le font les femmes et les arrogants, comme il est dit : « ... en marchant et en flottant, ils vont, et avec leurs jambes ils séduisent » (ibid., fin du verset).

[L'érudit de la Torah] ne devrait pas se présenter en public et agir de façon folle.

Il ne doit pas non plus fléchir sa stature [de façon exagérée] en bossu. Au contraire, il devrait regarder vers le bas [légèrement] comme quelqu'un debout en prière. Et il devrait marcher d'un pas égal comme quelqu'un qui s'occupe de ses affaires.

Même à partir de la démarche d'une personne, on peut discerner s'il s'agit d'un érudit possédant de la sagesse ou d'un fou et d'un imbécile. De même Salomon a dit dans sa sagesse : « Même en chemin, comme l'insensé marche, son cœur manque et il proclame à tous qu'il est un insensé » (Koheles (Ecclésiaste) 10:3). Il informe tous sur lui-même qu'il est un imbécile.

Cette semaine, le Rambam poursuit le thème de ce chapitre, en discutant du comportement approprié pour l'érudit de la Torah. Il évoque ici la démarche du savant, et plus généralement son langage corporel.

Il est intéressant de noter la quantité d'informations que les gens transmettent à travers le langage corporel - combien cela en dit sur eux-mêmes et sur leur attitude envers ceux avec qui ils ont affaire. Le Rambam prend également le langage corporel très au sérieux, consacrant une loi de son travail au sujet. Il prend même la peine de citer le roi Salomon comme support biblique de ce phénomène. La façon dont on se comporte fait une grande différence. Le véritable érudit ne doit pas seulement améliorer son esprit et son caractère ; il doit parfaire sa foulée.

Je crois que nous voyons aussi une nette progression dans les écrits du Rambam. Plus tôt dans le chapitre, le Rambam a discuté du comportement approprié pour le sage, dans la Loi 7, il a discuté du discours du savant, et ici il passe au langage corporel du savant. (La prochaine loi commencera à discuter de questions plus périphériques au savant lui-même, en commençant par sa tenue vestimentaire.) Nous progressons donc clairement des aspects moins internes de la composition du savant.

Le Rambam a commencé par décrire le comportement des sages. C'est bien sûr l'aspect le plus visible et le plus saillant de la composition du savant, mais c'est aussi le plus facile à falsifier. Il n'est pas si difficile de mépriser fondamentalement les ignorants, mais de se forcer à agir cordialement en leur présence. La parole, comme nous le savons, est beaucoup plus difficile à contrôler. Nous avons tous laissé échapper des choses que nous avons regrettées après, mais nous mettons beaucoup moins souvent de la nourriture dans notre bouche en sachant que ce n'est pas casher avant de pouvoir nous arrêter. Je crois que c'est R. Yisrael Salanter (1810-1883, grand érudit et éthicien lituanien, fondateur du mouvement Mussar), qui déplorait que les gens soient beaucoup plus scrupuleux sur ce qui leur passe dans la bouche que sur ce qui en sort.

Enfin, le Rambam passe à la démarche et aux mouvements du corps du savant. Et celui-ci est le plus difficile à contrôler. De toute évidence, une personne peut agir d'une certaine manière et parler d'une certaine manière, mais tout le monde autour saura à travers ses mouvements et ses expressions faciales qu'il ne le pense pas vraiment. Les aspects les plus subtils de notre comportement en disent souvent le plus sur qui nous sommes réellement.

D'ailleurs, la graphologie, l'étude du caractère et de la personnalité d'une personne via son écriture, repose sur la croyance que les aspects de la psyché d'une personne font surface dans de très légères variations dans la façon dont il écrit ses lettres. Je n'écris certainement pas ceci pour offrir ma propre opinion non informée sur la validité de ce domaine. Personnellement, j'ai tendance à être très sceptique quant à ce qui est considéré comme une science marginale. Pourtant, la prémisse sous-jacente – que nos mouvements les plus légers et les moins perceptibles parlent de notre vrai moi – est certainement tout à fait plausible.

Pendant que j'y suis, j'ai une anecdote révélatrice à vous offrir. Mon professeur R. Yochanan Zweig a mentionné une fois que lui et un ami ont apporté une fois une copie de la propre écriture du Rambam à un graphologue de renommée mondiale. (Il existe en fait de nombreux échantillons de l'écriture personnelle du Rambam, car le climat sec de l'Égypte a permis la conservation de nombreux documents médiévaux. Cela, combiné aux habitudes d'écriture prolifiques du Rambam et à la coutume d'Israël de ne rejeter pratiquement aucun écrit juif, sacré ou non, a nous a fourni une richesse de matériel égyptien antique, médiéval et au-delà. Voir tout article sur la geniza du Caire pour plus d'informations sur ce phénomène.)

Revenant à mon anecdote, le graphologue, qui ne savait même pas lire l'hébreu, a fait deux observations concernant le Rambam, basées sur son écriture : (1) Il souffrait de maux d'estomac (ce qui était vrai). (2) C'était une personne extraordinairement organisée. Cela aussi était certainement sur l'argent. Quiconque pourrait prendre toute la gamme de la loi juive de toutes ses sources variées et l'organiser dans un n corps organisé et lisible est pratiquement sans égal dans le monde juif (et dans le monde entier).

Genèse 27 décrit l'incident de Jacob se faisant passer pour Esaü afin de recevoir les bénédictions d'Isaac à la place de son frère indigne. Ce faisant, disent les Sages, Jacob a failli faire exploser sa couverture. Comment? En partie, en parlant gentiment à son père, contrairement à Esaü brutal et brutal. Lorsque Jacob est venu pour la première fois devant son père, il a dit « s'il vous plaît, asseyez-vous » (v. 19). En revanche, lorsque le vrai Ésaü est entré, il a dit que « mon père devrait se lever » (v. 31). (Voir Rachi au v. 22.)

Il y a beaucoup de problèmes importants ici. Le plus important est, pourquoi Jacob, déjà physiquement déguisé en Esaü, n'a-t-il pas également adopté la manière inconsidérée de son frère pour compléter le subterfuge ? Cela fournit en fait une clé importante pour vraiment comprendre l'épisode. Jacob n'essayait pas simplement de « faire semblant » de son père. Il voulait se présenter comme une personnalité composite, possédant à la fois la musculature d'Ésaü et les bonnes manières de Jacob. Et une telle personne (quelle qu'elle soit) était la vraie personne digne des bénédictions d'Isaac. Ceci est un aperçu très approximatif de certaines des réflexions importantes de R. Yochanan Zweig sur le sujet. Ce n'est pas notre sujet, mais vous pouvez en lire un article ici.

Je voudrais cependant soulever une autre question, plus en rapport avec notre discussion actuelle. Esaü, malgré tous ses défauts, s'est distingué d'une certaine manière. Il montrait un immense respect pour ses parents, en particulier pour son père qui le favorisait ainsi. Le Midrash loue Esaü pour avoir servi son père uniquement lorsqu'il est vêtu de « vêtements royaux », en signe de respect (Bereishis Rabbah 65 :16). (Ceci même si Isaac était aveugle et n'aurait pas pu connaître la différence. Ce n'était pas pour le spectacle. Esaü ressentait vraiment cela envers son père.)

Si tel est le cas, cependant, pourquoi Esaü n'a-t-il pas également parlé gentiment à son père ? Nous avons vu plus haut qu'Isaac a presque vu à travers la couverture de Jacob parce qu'il n'a pas parlé aussi grossièrement qu'Ésaü. Mais si Esaü a vraiment si bien traité son père, pourquoi ne lui a-t-il pas simplement parlé gentiment aussi ?

J'ai lu ou entendu une fois la réponse suivante, même si je ne me souviens pas au nom de qui. Le discours d'une personne est très interne à ce qu'il est réellement. Il est très difficile de parler d'une manière raffinée si ce n'est tout simplement pas qui vous êtes. De même, Esaü était facilement capable de s'habiller d'une certaine manière lorsqu'il s'occupait de son père. Mais changer sa manière de parler était beaucoup moins sous son contrôle.

C'est aussi la base des lois récentes du Rambam. Il dit d'abord au savant comment agir. Il est ensuite passé au discours du savant et enfin à l'expression la plus interne de l'être d'une personne : son langage corporel. Le plus interne, le moins visible mais le plus difficile à contrôler consciemment.

Et évidemment, le Rambam n'écrit pas pour dire au savant de devenir un acteur vraiment bien formé. Les lois antérieures concernant les actions que le sage-aspirant aurait pu simuler. Mais maintenant, nous discutons de la véritable essence de la psyché du savant. Son étude de la Torah doit pénétrer son cœur. Il doit en fait être humble et attentionné, ne pas se comporter comme plus grand que le reste d'entre nous. S'entraîner lui-même n'ira pas loin. À un moment donné, le savant doit vraiment y croire et doit en fait être un être humain merveilleux.

Sunday, December 5, 2021

 

JAG HA’BANOT - EID AL-BANAT

WHAT IS EID AL BANAT?

عيد البنات

Eid Al-Banat is a festival related to the New Moon of the month of Tevet. Rosh Chodesh Tevet is the celebration of Eid Al-Banot (The daughters in Hebrew). This New Moon is especially associated with the Hebrew women; Although all New Moons have a general association with women, The 1 of Tevet is particularly the day known as Chag Ha-Banot (the Festival of the Daughters of Israel), the Day of the Daughters or in Arabic: [Eid Al-Banat], in French: Fête des Filles.

It is a holiday celebrated mainly by some of the Jewish communities of the Middle East, especially in the Maghreb (in North Africa), on the Rosh Chodesh (New Moon) of the Jewish month of Tevet, and it always coincides with the seventh day of the Jewish holiday of Chanukah.

The Jewish communities where this holiday was best preserved are located in Tunisia. But there is evidence that it was also celebrated in the Jewish communities of Libya, Algeria, Kushta, Morocco and also Thessaloniki (Salonica).


The Origins of the Eid Al Banat Festival

The festival of Eid Al-Banat or Rosh Chodesh La-Banot, the 1st of the Hebrew month of Tevet, was preserved in Tunisia and on the island of Djerba, where it is believed that the Kohanim of the Beit Ha'Mikdash had been exiled, the priests of the second Temple. The Jewish inhabitants of the Island of Djerba preserved many ancient traditions just like this one. And as mentioned above this holiday is mainly celebrated by women in numerous other Jewish communities throughout the Middle East and is linked to various events throughout Jewish history.

The Book of Esther tells us that it was specifically in the month of Tevet, that Queen Esther had been crowned queen in the Persian kingdom (Iran); therefore, many of the practices of Rosh Chodesh La-Banot (Eid Al-Banat) are similar to those of the Jewish holiday of Purim associated with Queen Esther.

The Rosh Chodesh (New Moon) of the month of Tevet always coincides with the seventh day of Chanukah, which according to various traditions the miracle of Canukah is closely linked to one or more women. Chanukah is especially linked to the heroic stories of Yehudit and Chana (Grace), the daughter of Mattityahu Ben Yochanán, the Kohen Gadol.

In addition, there are those who relate this holiday with the history of the daughter of Yiftaj, and with the expulsion of the alien women during the time of Esdras the Scribe;

and there are those who attribute the holiday to the history of other heroic women, such as: Deborah, Yael, Zera, daughter of Asher, Chana of the seven children and Brurya, the wife of Rabbi Meir.

THE JEWISH MAIDEN IN PERSIA

The Rambam, the great Moses Ben Maimon comments about Megillat Esther, about what Queen Esther said: "I and my maidens will also observe the same fast" - My maidens? Yes, there were Jewish maidens freed by the queen; which, without a doubt, had been under the heavy yoke of the queen before Esther. It is believed that the wicked Vashti, the daughter of the wicked, forced them to work on Shabbat. As Esther said: "They and I will join the fast of all Israel."

Another similarity that Eid Al-Banat has with the Feast of Purim is the tradition of sending cookies from one home to another, similar to the Mishloach Manot. Some other traditions are drinking wine, and another is giving to needy children, similar to Matanot La'Evyoním.


RELATIONSHIPS WITH CHANUkAH AND YEHUDIT, THE HEROIN

Because the holiday falls on the seventh day of Chanukah; therefore, it is the precise moment to remember the connection with the heroine Yehudit and with Chana Bat Mattityahu (the granddaughter of Yochanán, the Kohen Gadol of the second temple in Jerusalem).

Although the Sefer Yehudit, the book of Judith, was not canonized in the Tanakh, that book, whose Hebrew version was lost, tells the story of the heroine Yehudit who killed Holofernes, the general of the Greek army. Tunisian tradition tells that this story happened exactly on Rosh Hodesh (the New Moon) of Tevet; And that is why, in Tunisia, its importance is marked with the Eid Al-Banat celebrations.

According to Mizheyna Cohen of Djerba, Eid Al-Banat "is like a memorial to Yehudit, who with her heroic strength had saved Jerusalem and the Jewish kingdom." And hence, there is a tradition to also consume dairy products during the Eid Al-Banat festivities.

The general story is as follows: (taken from aish.com) "A Greek commander, named Holofernes, had led his army to put down a revolt that was beginning in Jerusalem. The Greek forces camped around the city walls and began a prolonged siege. Although Jerusalem was a well-fortified city, the relentless siege by a superior army began to take a heavy toll on the city's citizens. A widow named Yehudith left the city and requested an audience with the commander. She too She had brought cheeses and wine. Her plan was to seduce him and then kill him. Her plan was successful.

The commander organised a banquet in honour of Yehudith and got quite drunk. That same night, he and Yehudith retired to his private tent, where he soon fell into a deep sleep. And while he was asleep, Yehudith took the sword from him and beheaded him. Then Yehudith left the camp taking the commander's head with her back to Jerusalem, where his head was hung on the city walls for all to see. The Jews were greatly inspired by Yehudith's daring heroism, and the Greek forces withdrew. It was a key turning point in the Jewish revolt against the Greeks. "

Finally the New Moon (Rosh Chodesh) of Tevet commemorates the anniversary of the death of Abraham Avinu, the first Jew, the number 1 father of the Jewish nation. May his memory be a great blessing!



PRAYER OF THANKS FOR JANUCA AND EID AL-BANAT

Ribono Shel Olam, Kol Yachol; O Eternal, our God, and God of our Patriarchs and Matriarchs of blessed memories, may we have the Merit to see such miracles, signs and great wonders done, like those you did for our ancestors. We thank you, O Eternal, our God for the miracles, the redemption, the wonders, the acts of salvation and for the wonderful acts that you did for our ancestors in those days, in the time of Chanukah.

May the final Geulá (Redemption) be fulfilled today in our days and in our lives, just as you fulfilled it in the days of Mattityahu, the son of Yochanan, the Cohen Gadol (the High Priest), the Chasmonean with their children! May redemption also be accomplished with us, as you did with the Maccabees, when the evil Hellenic government had risen up against Your people Israel to make them forget Your Torah, and to make them violate the decrees of Your will!

Yet you, in your abundant mercies, supported them in the time of their distress.



Please deliver us today, as you freed them in their battles, as you defended them with their rights, and avenge yourself as you avenged yourself for the damage they had done to them!

May the following saying be fulfill in us: “You gave the powerful into the hands of the weak, the many into the hands of the few, the impure into the hands of the pure, the wicked into the hands of the Tzadikim (the righteous) and rampant sinners in the hands of those who engaged in the studies of your Torah!

Sanctify your name, make yourself a great name of renown like you did for yourself in the ancient time, magnify your great name, and show the whole world how distinguished and holy your name is, do with us as you carried out that colossal liberation and redemption for your people Israel, known and noteworthy to this day.

May Your children now enter the sanctuary of Your chosen House, purify the place of Your Temple, purify Your Sanctuary, that the great golden Menorah be lit in Your sacred courts, and may the days of Chanukah for the Third Temple begin to give thanks to you and to praise Your Holy and great Name.


Sunday, November 28, 2021








CHAPITRE XIX : 
LES VESSATOTES (LES CYCLES)


CONNAISSANCE DE SON CYCLE – DANS QUEL BUT ?

Comme nous l’avons déjà vu, l’homme doit se séparer de sa femme à l’approche de son cycle

(qu’il soit fixe ou régulier) et elle doit se vérifier à la fin de ce cycle.

Cycle régulier basé sur le temps Il y a un intervalle égal entre 2 cycles (ex : chaque 28 jours) Cycle basé sur le mois Il y a des femmes qui voient venir leurs règles toujours le même jour du mois (que le mois ait 29 ou 30 jours, ex. le 3 tichri, le 3 Khechvan…) Cycle basé sur les semaines. Exemple, le 4 ème lundi du mois, la femme a ses règles.

Cycle à intervalle à évolution constante. Exemple, intervalle 29j, 30j, 31j, … Cycle à une constante selon les jours du mois

Exemple, le 1 tichri, le 2 ‘hechvan, le 3 kislev, …
Cycle à dates décalées
Exemple, le 3 tichri, le 3 kislev, le 3 chevat
Cycle après symptômes

Le femme ressent un mal de tête, mal au ventre, baille.

Si 3 fois de suite la femme a ses règles après une de ces sensations, elle a un cycle fixe d’après ses sensations. La sensation doit toujours être la même (maux de tête par exemple). Un aliment peut aussi provoquer chez la femme un saignement.

COMMENT FIXER LE CYCLE

Cycle régulier : Toujours 3 mêmes dates ou intervalle avec sensation. Dans le cas d’un cycle

régulier quel qu’il soit, la femme devra se séparer à la date prévisible. Si le sang ne vient pas à

la date prévisible, elle retournera avec son mari.

COMMENT ENLEVER (déraciner) LE CYCLE

Si les dates ou intervalles ne sont plus réguliers 3 fois de suite. Pour s’assurer qu’il n’y a pas de

sang, la femme devra se vérifier.

CYCLES REGULIERS

La femme qui a un cycle fixe ne doit craindre que le jour prévu d’arrivée des règles.

25CYCLES IRREGULIERS

De nos jours, la majorité des femmes n’a pas de cycle régulier, ce qui signifie que les règles peuvent se déclencher de manière inattendue. Pour ne pas risquer une relation avec sa femme nidda, nos Sages ont fixé 3 jours durant lesquels il est probable que les règles surviennent. Pendant ces 3 jours, le couple n’aura pas le droit d’avoir des relations intimes.

Les 3 jours de Pricha (séparation) sont les suivants : 1 er jour de Pricha (séparation) : la moyenne générale de toutes les femmes (Ona bénonit) : Les femmes ont généralement leurs règles 30 jours après le début du cycle précédent. Le 30 ème jour sera donc un jour de séparation : C’est la « période moyenne » (ona bénonit) Calcul : 1 er jour des règles du cycle précédent + 30 jours = jour de séparation.

Exemple : Règles le 5 Tichri en journée, le mois de Tichri ayant 30 jours, le 4 Khechvan est le jour de la période moyenne. 2 ème jour de Pricha (séparation) : le jour du mois hébraïque (Yom Hakhodech) : Les femmes ont également tendance à avoir leurs règles le même jour du mois hébraïque que le jour où sont survenues les précédentes règles. 

Nos sages ont déterminé ce jour-là comme étant un jour de séparation : c’est « le jour de mois » (Yom Hakhodech) Calcul : Régles le 5 Tichri en journée, le 5 Khechvan est le jour du mois. 3 ème jour de Pricha (séparation) : le jour de l’intervalle, soit l’intervalle entre les 2 dernières apparitions de règles (yom hahaflaga) :

Les femmes ont également tendance à avoir leurs règles à intervalles réguliers, c’est pourquoi nos Sages ont déterminé le jour de l’intervalle (yom hahaflaga).

Calcul : 1 er jour des règles + nb de jours constatés entre les 2 précédentes règles. Le précédent intervalle se calculera du début des règles jusqu’au début des règles suivantes, les jours du début des règles faisant partie de l’intervalle. Exemple pour un intervalle constaté de 20 jours : Règles le 5 Tichri (1 er jr de l’intervalle) en journée + 20 jours = 24 Tichri Recueil concernant la conduite intime 1

Note: Cette réponse ne pourra être lue que par des gens mariés ou à quelques jours du mariage.

1. Pour commencer dans tous les sentiers de la Thora il est important de savoir faire la part entre ce qui est permis et ce qui est recommandé, ce qui est toléré et ce qui est désapprouvé. Quelquefois ce qui est recommandé peut devenir une obligation, tout dépend de la situation, des personnes concernées, de l'époque et d'une infinité d'autres paramètres.

Prenons un exemple : il est permis de manger autant que l'on veut. Pourtant la Thora nous recommande de manger simplement ce dont nous avons besoin, en nous permettant des ‘extra’ pendant le Shabbat, les fêtes ou d'autres évènements particuliers. La Thora ne nous interdit pas vraiment d'être un glouton, pourtant d'autres commandements concernant notre comportement général nous font comprendre de façon claire et nette que la gloutonnerie est une interdiction de la Thora. Cette notion s'appelle 'naval bireshout hathora' qui correspond à l’abus dans un cadre déterminé 2 .

Ceci est vrai pour toutes les permissions de la Thora. D… nous a permis énormément de choses, les quelques interdictions sont là pour nous donner la bonne direction, et apprendre à dominer notre corps matériel et à privilégier notre aspect spirituel. L'Homme doit avoir devant lui cet axiome et se dire que l'abus de mauvais goût dans le cadre de ce qui reste permis viendrait à pervertir le reste de ses actions.

Le but de l'Homme étant de se sanctifier, toute exagération matérielle même dans les limites permises viendra forcément abîmer cette progression vers notre Créateur. Ainsi développe Nahmanide 3: la Thora, après nous avoir énoncé un après l'autre toutes les interdictions concernant la nourriture, les relations interdites etc., elle vient conclure en demandant de s'éloigner du surplus, de ne pas se comporter avec sa femme comme le coq se comporte avec la poule et de ne pas boire du vin à volonté. De même nous recommande-t-Elle de nous éloigner de l'impureté, bien que ce ne soit pas une interdiction. 

Autrement dit, la Thora nous demande de nous sanctifier au travers de ce qui est permis et de n'abuser de rien.

Bibliographie générale : Baal Hatourim et Choulhan Arouh sur les chapitres 240 (orah haim) et 25 (even aézer), complétés de leurs commentateurs principaux. Encyclopédie médicale et hilhatite du Rav Steinberg. Kaf Ahaim sur le paragraphe 240. Darké Tahara du Rav Mordehai Elihaou.

2 Ramban sur la Thora; Lévitique 19,2.
3 Ramban sur la Thora; Lévitique 19,2.

1 Cela est aussi vrai dans les relations intimes. Comme nous allons le voir, il existe de nombreuses lois extrêmement précises ; chacun doit prendre connaissance de ce qui est permis a priori et a posteriori, conseillé et déconseillé, possible de temps en temps et interdit, et à partir de là décider avec son conjoint de la route à suivre.

Pour fixer sa route, il faut en connaître avant tout la direction. Le couple juif a pour but de s'élever ensemble vers la spiritualité. Pour travailler ensemble ils doivent être suffisamment complice; ils doivent bien sûr être heureux ensemble. Pour y parvenir, un paramètre important est l'harmonie sexuelle; pour l'homme et surtout pour la femme, le sentiment de manque en cela peut entraîner des difficultés conjugales , des situations tendues, des disputes, et un manque de complicité dans la vie de tous les jours.

Nos Sages, conscients de tout cela, ont à partir de la Thora écrite et la tradition orale tenté de fonder une sorte de codex des comportements du couple. Ces lois et conseils sont dispersés dans le talmud, dans les midrashim, et pour finir tout au long des générations dans plusieurs responsas et livres parlant de la sainteté du couple, ainsi que dans le Shoulkhan Aroukh.

Beaucoup de livres sur le couple juif sont sortis récemment, dont certains ont été traduits en Français. Notre but ici n'est pas de mettre en valeur ce coté-là, mais plutôt d'essayer de montrer que la Thora et nos Sages ont pour but de donner la possibilité au couple d'être heureux ; cela passe par un épanouissement dans l’intimité qui est l’un des nombreux paramètres aidant à nous rapprocher de D…. Ainsi, nos Sages disent que pendant l'union intime du couple, si elle est faite comme il se doit, D… se trouve alors parmi eux.

Les indications données nous montrent l'ouverture de la Thora, et Sa grande compréhension psychologique et physiologique de l'Homme. Elle n’impose aucun tabou, car tous les membres du corps sans exception peuvent servir – chacun selon leur spécificité – dans l’accomplissement des mitsvot. Aussi les Sages, de génération en génération, nous ont-ils légué des lois concernant ce moment intime.

Il est important de savoir que la sainteté est de rigueur ; elle est recommandée par le Créateur, c'est même un fondement du Judaïsme. Seulement, la sainteté est une chose qui se travaille, et l'on n'est pas censé se comporter comme le plus grand hasside lorsque l’on aborde une nouvelle situation ; de plus, dans le cas qui nous intéresse, le conjoint doit être d'accord. 

Toute progression spirituelle dans ce domaine se fera toujours avec l'accord du conjoint, en harmonie, autrement comme le dit le Talmud le conjoint se retrouve 'prisonnier', car il ne peut obtenir ce plaisir par quelqu'un d'autre.

Comme toute les positions de la Halakha, il existe diverses opinions sur tous les détails ; nous les ramènerons tous, ceci afin de voir quelle est la loi qui est retenue par la majorité des décisionnaires, mais aussi les opinions qu'il est important de connaître a posteriori et en cas de certaines difficultés dans l'harmonie sexuelle.

Nous tenterons dans ce recueil de différencier la Halakha de base et les conseils souvent fortement recommandés du comportement du Hasside et de la kabbala.

2. Introduction

Il existe 4 niveaux de pensée à avoir pendant les relations intimes 4 : La pensée la plus élevée est d'accomplir le commandement divin de procréer (Mitsvat Piria Vérivia) ainsi que d'accomplir le commandement divin de procurer à sa femme le plaisir intime (Mitsvat Ona).

En 2eme, pendant les mois de la grossesse où la relation est bonne pour le bébé. (Mitsvat Ona).

En 3eme, afin d'accomplir le commandement de (Mitsvat Ona) quand sa femme le désire.

En 4eme, afin de restreindre son penchant sexuel, de ne pas avoir de mauvaises pensées qui salissent l'âme si pure de l'homme et de se consacrer uniquement à sa femme. Chaque niveau a son salaire en tant que commandement divin, mais il est bien sûr préférable d'avoir les pensées les plus élevées durant la relation.

3. Les préliminaires.
La Thora écrit "vous serez saints". Le couple, au moment de l'union, se doit d'être discret, de ne pas faire connaître sa liaison 5 .

Au moment du rapport on ne devra pas dire d'insanités, ni parler de choses n'ayant pas de lien avec le rapport lui-même, surtout si cela peut entraîner l’homme à penser à une autre femme 6 .

Par contre, l'homme pourra parler à sa femme de choses ayant un lien direct avec leur rapport, ceci afin de la rapprocher, lui donner satisfaction et accroître son plaisir charnel 7 .

La femme ne pourra pas exiger de son mari par des mots crus, qu'ils aient des rapports intimes ; mais elle pourra le lui faire comprendre par des allusions, se faire belle et l'attirer discrètement à cela 8 .Une femme qui entraîne son mari de manière pudique aura des enfants Tsadikim.

4 Raavad, Baale Hanefech, Chaar Hakedoucha.
5 Choulhan Arouh, 240,6.
6 Choulhan Arouh orah haim 25,2 et even aézer 240,9-10.
7 Tour et Chouhan Arouh, 25,2 d'après Rav dans le Talmud Haguiga 5b. De même écrivent le Rosh et le Ran sur Nedarim 20b.

Rambam ichout 15,18.

3 Les rapports intimes débutent par des mots doux et par des caresses 9 . Il est permis et même recommandé de parler à sa femme pendant les préliminaires, afin d'éveiller son désir. Il importe à l'homme de savoir que bien souvent chez sa conjointe, les préliminaires sont plus importants que l'acte lui-même. Pour cette raison, le mari doit montrer à sa femme beaucoup d'amour à l'approche de ce moment. Le verset dit "Voyez le vrai don de l'Eternel, ce sont des fils; sa récompense, c'est le fruit des entrailles". 

Le talmud explique que la récompense est le salaire de l'homme qui retient son sperme afin que sa femme humidifie naturellement(par plaisir charnel) ses parties intimes. L'homme qui a su donner à sa femme cette sensation avant d'avoir lui-même du plaisir est récompensé. Le Baal Hatourim 12 ramène cette section du Talmud et l’explicite en disant clairement que celui qui se retient afin d'entraîner sa femme à avoir une sécrétion vaginale afin qu'elle ait du plaisir, accomplit la mitsva (Mitsvat Ona) et D… le récompensera. Bien sûr continue-t-il, s'il ne se sent pas capable de faire durer les préliminaires, alors il pourra 'sauter les étapes' afin de ne pas être amené à avoir une éjaculation extra vaginale. Dans ce cas, le mari devra faire comprendre à sa femme ce problème objectif et compenser cette attitude après les relations par de multiples caresses et mots gentils.

4. Le moment des rapports intimes. La Thora a fixé comme une Mitsva l'intimité conjugale 13, c'est-à-dire l'obligation pour l'homme d'avoir des rapports intimes avec sa femme. C’est en ce sens que nos Sages ont fixé le minimum que doit proposer le mari à sa femme. Les hommes ayant du temps libre et qui n'ont pas de souci pour trouver leur gagne-pain, devront donner la possibilité à leurs femmes d'avoir une liaison conjugale tous les jours. Les hommes travaillant dans la ville où ils habitent devront proposer à leurs femmes la possibilité d'avoir des rapports 2 fois par semaine. S'ils travaillent en-dehors de la ville ce sera 1 fois par semaine 14 . 

Ceux qui étudient la Thora avec assiduité devront avoir des rapports entre 1 et 2 fois par semaine. Bien sûr, nous parlons de l'obligation conjugale de l'homme vis-à-vis de sa femme ; il en résulte que si la femme donne son accord pour avoir moins de relations, la chose est permise pour l'homme.

Inversement, si la femme se fait belle, se fait remarquer et essaye d'attirer son attention (elle Talmud Erouvin 100b. Choulkhan Aroukh, 240. Siddour Beth Yaacov.

10 Psaumes 127,3.
11 Nida 71a.

12 Tour, even aézer 25,1.
13 Chemoth 21,10.
14 Choulhan Arouh 240,1.
15 Michna Berouram Biour Halaha 240. Darke Tahara 183. Igrot Moche, even aézer 3,28.

4n'ira pourtant pas jusqu'à lui demander de manière directe, par pudeur 16), il sera obligé de lui procurer ce qui lui revient, et ce même si ce n'est pas le jour "prévu". Il appliquera alors une Mitsva de la Thora 17 . Plus encore, si la femme se fait belle et attire son mari en lui disant des mots d'amour afin d'éveiller son désir, nos Sages disent qu'elle aura des enfants intelligents, à l’image de Léa Yménou qui a eu Yssahar 18 . Dans le cas inverse, la femme n'a pas le droit de retarder son mikvé et de faire ainsi souffrir son mari. La femme devra également tenir compte des besoins physiques de son mari et de son possible éveil sexuel.

Il est bon d'avoir les rapports pendant Chabbat ; on bénéficiera alors de la sainteté de ce jour et l'on accomplira alors la Mitsva de ‘oneg (plaisir du) Chabath 20 . Il est interdit d'avoir des rapports intimes dans la rue, la forêt ou encore les jardins à l’instar des animaux, mais seulement dans une maison 21 .

Il est interdit d'avoir des rapports en journée, car c'est considéré comme de l'effronterie. Mais dans une chambre obscure, la chose est permise c'est permis même a priori qu'en cas de besoin 26 écoulement en vain 27 24, d'autres en doutent 25 23 22.. Certains pensent que dans ce cas, d’autres enfin pensent que ce ne sera (si l'homme sent que son désir s'éveille et craint d'en arriver à avoir un).

Il est permis d'avoir des rapports à la lumière de la lune et des étoiles, tant que celles-ci n'éclairent pas directement 28 . Il faudra quand même se recouvrir entièrement 29.

Il est interdit d'avoir des rapports s'il y de la lumière dans la chambre, et ce même en se couvrant d'une couverture de la tête aux pieds. Si la lumière vient d'une chambre annexe 16 Erouvin 100b.

17 Igrot Moche, even aézer 3,28.
18 Tour even aézer 25,10. d'après Erouvin 100b.
19 Kaf Haaim 240,15. Zohar Michpatim 111a.
20 Ketoubot 62b. Rambam, Chabbath 30,14. Choulhan Arouh 240,1.
21 Talmud Sanhédrin, 46a. Rambam, issouré bia 21,14. Tour et Choulhan Arouh, even aezer 25,4.

22 Choulhan Arouh 240,12 et Choulhan Arouh even aezer 25,5.
23 Idem
24 Maguen Avraam 240,25. Atse Arazim even aezer 25,2.
25 Le Birke Yossef 240,17 met en doute la preuve amenée par le Maguen Avraam. Péné Moché even aezer 25,3.
26 Kaf Haaim 240,80. Igrot Moché éven aézer 1,102. Béné Tsion 240,14.
2 Rambam issouré bia 21,10. Kaf Haaim 240,80. Michna Beroura, Chaar Tsioun 240,28.

28 Michna Beroura 240,39.
29 Idem, Chaar Tsioun pour tenir compte de l'avis du Kenesset Haguedolah. 5indirectement ou que l'on dresse un paravent de 2 mètres de haut sur 1 de large dans la chambre, ce sera permis en se couvrant entièrement. Lors des rapports pendant la nuit, il faudra se couvrir au moins des pieds à la taille par pudeur, comme il est dit : 'D… remplit le monde' 30. Il est interdit d'avoir des rapports en présence d'hommes, femmes ou enfants réveillés. Cela sera permis s'il s'agit d'un enfant qui ne sait pas encore parler 31 .

5. Comportement intime Il est permis à l'homme de regarder toutes les parties du corps de sa femme, la seule restriction étant l'organe sexuel lui-même. 

32. Il est permis de voir sa femme nue, jambes serrées. Il est permis à l'homme d'embrasser sa femme là où il le désire, à l’exception de l'organe intime lui-même. 

33. noter que certains décisionnaires permettent à l'homme d'embrasser l'organe intime de la femme 

34. D'après l'ensemble des décisionnaires, il est bon d'éviter si possible ce genre de baiser afin de se sanctifier davantage, comme nous l'avons rappelé plus haut. A ce sujet, il est bon de garder à l’esprit que le but premier de l’acte sexuel est d'avoir des enfants.

35. De plus, l'odeur des parties génitales de la femme peut éveiller chez l'homme une certaine répulsion. Celui qui veut se sanctifier dans l'acte intime fera attention de ne pas se laisser emporter dans ce genre de comportements. Celui qui se sanctifie même dans ce qui est permis est appelé : Saint.

36. Dans le Talmud, traité Ketoubot (48a) Rav Yossef dit que le mot utilisé dans la Thora pour parler des obligations de l'homme envers sa femme – "sheera" – signifie "proximité 

30

Isaï 6,4. L'obligation de se couvrir de la tête aux pieds n'est de mise que s'il y a une lumière qui pénètre indirectement dans la chambre.

31
32

Choulkhan Aroukh 240, 6.

Raavad, Baale Hanefech, chaar hakzdoucha. La raison est que l'on transgresse l'interdiction de "bal techaketsou". Choulhan Arouh 240,4. Beth Chemouel, even aézer 25,1. Hohmat Hadam 128,7. Sidour Beth Yaacov, anagot lel chabbat. Kitsour Choulhan Arouh 150,5.

33 Idem.

34 Rambam, issouré bia 21,9. Rema, even aézer 25,2. Bah', even aézer 25. Le Tour permet dans Even Haézer 25 et interdit dans orah haim 240.
35 Rambam, idem. Rema, idem.
36 Rema, idem. 6 charnelle", et qu'il faut éviter d’agir comme les Perses qui avaient des rapports intimes habillés. L'obligation de s'unir entièrement nu est très importante, au point que si l'homme dit qu'il ne peut avoir des rapports intimes nu, il donnera le divorce à sa femme avec la ketouba, et inversement 37 . La raison à cela est que ce n'est pas un comportement affectueux, quand bien même il serait adopté par pudeur. 38

Les Kabbalistes jugent même primordial pour l’homme et la femme d’être entièrement déshabillés, afin qu’absolument rien ne les sépare 39; ainsi ils appliqueront le verset "Et ils furent une seule chair" 40 .

Il est permis à l'homme de toucher toutes les parties du corps de sa femme, car cela lui permet de la préparer à l'acte lui-même. Il est important de veiller à la caresser selon ses désirs.

Certains disent que pénétrer le vagin avec le doigt est une audace et il faut s'en éloigner 41.

D'autres pensent que ce n'est pas interdit ; toutefois, c'est un certain manque de sainteté. Si la femme le demande il sera permis de le faire par intermittence, et si la femme n'a du plaisir que de cette manière la chose sera permise 42 .

Il n'y a aucune restriction concernant la femme, laquelle pourra regarder son mari, le caresser et l'embrasser où bon lui semblera 43 , la limite étant de ne pas l’entraîner à avoir d'éjaculation extra vaginale 44. Toutefois, ici aussi le couple doit savoir se sanctifier même dans ce qui est permis.

La Michna au début du traité Kala nous dit que la position naturelle est l'homme en haut et la femme en bas, l'homme face à la terre d’où il fut créé et la femme face à l'homme d’où elle provient, et ceci au moment même de la pénétration 45 .

La femme en haut continue la Michna, c'est de l'effronterie 46; mais non pas interdit comme nous le font comprendre Rabbi Yohanan et Rabbi 47 . Dans le cas où la femme est pleinement

37 Choulkhan Aroukh, Even Haezer 76,13.
38 Ritva, ketoubot 47b.
39 Kaf Hahaim 240,60. Rav Haim Vital, Rechit Hohma, chaar hakedousha, 16.
40 Genese 2,24.
41 Taharat Israel 240,33.
42 Beer Moché 3, 152.

43 Cela va de soi, vu que toutes les restrictions dans le Talmud et chez les décisionnaires (toutes générations confondues) ne concernent que l'homme. De même, je l'ai entendu de plusieurs sommités rabbiniques actuelles.

44 Rambam, idem.
45 Choulhan Arouh 240, 5.
46 Choulkhan Aroukh, idem.

7 consentante

48, ce sera permis ; sinon, la chose est considéré comme un viol et l’homme est alors appelé "fauteur" 49 .

Il est permis, si ce n'est pas de manière régulière, d'avoir des rapports intimes quand la femme allongée donne le dos à son mari. La permission s’applique au cas où la pénétration est dans l'organe sexuel et non pas dans l'anus 50 . Ici encore, le plein accord est nécessaire. La pénétration dans l'anus est considérée comme un acte répugnant 51 .

Il est interdit d'avoir des relations en étant debout ou assis 52 . Dans le cas où, pour des raisons médicales, le couple ne peut avoir des relations que de cette façon, il faudra en parler à une sommité rabbinique 53 .

D'après les Kabbalistes, l’homme doit embrasser sa femme sur la bouche pendant l'union 54 .

6. Après l'union Après l’éjaculation, le mari devra rester quelques temps uni avec sa femme afin que toutes les gouttes de sperme sortent à l'intérieur 55 .

Il restera encore auprès de sa femme pour ne pas lui faire ressentir qu'après l'union l'affection est altéré 56 .

Après le rapport, le couple se lavera les mains 3 fois alternativement sous le robinet, le broc n'est pas necessaire 57 .

47

Nedarim 20a. Telle est la halaha: Ram

47

Nedarim 20a. Telle est la halaha: Rambam, idem. Rambam, Pirouch Hamichna, Sanhedrin, 7,4. Tossefot, Yebamot 34b. Chita Mekouvetset, Nedarim 20b. Rema, even aezer 25, 2 et Tour, idem.

48 Raavad, idem.
49 Proverbes 19, 2. Ainsi écrivent le Tour et le Beth Yossef dans Even Haezer, 25. Taharat Israel 34.

50

Rema, even aézer 25,2. Beth Chemouel, idem. Hida, Birke Yossef 240. Sefer Haharedim 64. Qrouh
Hachoulhan 25,11.

51

Chela Hakadoch page 100 (ancienne édition - cité dans Beer Hagola 25,2). Sefer Haharedim 62. La raison en est que la pénétration n’est permise que dans la mesure où relation peut donner suite à un enfant. Il est à noter que certains décisionnaires la permettent.

52 Chabbat 129a. Choulhan Arouh 240,15.
53 Voir Dereh Pikoudeha, mitsva tassé 1, helek hadibour 15-16.
54 Siddour Beth Yaacov, anagatt lel chabbat.
55 Kaf Ahaim 240,59.

56 Il restera auprès d'elle environ une demie heure avant de s’en séparer. Kaf Ahaim 240,63 au nom de Or Tsadikim 27,3. Ce laps de temps d’une demie heure nous montre à quel point nos Sages ont vu l'importance d'avoir un comportement digne avec sa femme, de l'honorer et de s'occuper d'elle.

57 Choulhan Arouh 4,18. Kaf Haaim 4,61.